Destination Madagascar, une offre unique en son genre
Le tourisme à Madagascar s'organise autour de 3 pôles:
le balnéaire et ses corollaires,
l'écotourisme, les sports d'aventures, ainsi que
le tourisme de découverte culturelle
Madagascar est, certes, une invitation au balnéaire et aux
activités nautiques, mais elle se prête surtout à un
écotourisme très diversifié. Son cadre naturel unique
au monde recèle des espèces endémiques. Enfin, la richesse de Madagascar réside dans son peuple acceuillant, attaché à ses traditions, coutumes et savoir-faire.
Madagascar: une île-continent fascinante et magique
L'activité touristique malgache ne peut que se développer compte-tenu de l'extraordinaire potentiel dont l'île dispose. Les autorités malgaches, conscientes du rôle majeur du tourisme dans le développement économique du pays souhaitent instaurer les bases d'une industrie touristique structurée et professionnelle. Des mesures ont été prises, d'autres sont à prendre, pour corriger les faiblesses actuelles.
"L'Ile Rouge" comme elle se définit, est une destination exceptionnelle en raison du tourisme très diversifié que l'on peut y pratiquer. Celui-ci s'organise autour de 3 pôles: le balnéaire et ses corollaires (plongée et autres activités nautiques), l'écoutourisme et les sports d'aventure servis par des mesures de préservation de la nature (nombreux parcs naturels et réserves) et le tourisme de découverte culturelle en allant à la rencontre des 18 peuples qui composent la population malgache et de leurs traditions.
Une destination "haut de gamme"
L'offre touristique malgache est telle, que Madagascar s'impose comme une destination de premier ordre.
Il y a d'abord sa taille et donc sa diversité géographique, s'étirant entre la houle de l'Océan Indien et la sérénité de la côte Ouest, le long du canal du Mozambique. On admire tous les paysages: des rizières, des Hautes Terres aux reliefs enchevêtrés, des plateaux calcaires comme Bemaraha ou gréseux comme l' Isalo, sculptés par l'érosion de l'eau et des vents, de grands bassins sédimentaires (Majunga et Morondava) sur le versant ouest et des paysages de savanes au sud-ouest. Le Nord résume, à lui seul, la géographie de l'Ile (forêt, plages de rêve, hauts reliefs, récifs coralliens) et le sud déroule des espaces infinis où le soleil règne en maître. Ce kaléidoscope géographique et la beauté des paysages justifient déjà le voyage!
Madagascar c'est aussi l'originalité de son histoire géologique et ses répercussions sur le milieu naturel. En la matière, l'île cumule les records d'espèces endémiques; elle est un véritable musée de la nature où le degré d'endémisme est de 80% pour la faune et de 90% pour la flore. Le Takhtajania est une plante qui existait déjà il y a 120 millions d'années; la forêt tropicale abrite 1000 variétés d'orchidées et dans un monde de bush du Sud dominent 7 variétés de baobabs, autre fantaisie de la nature le Népenthès, plante carnivore aussi emblématique que le célèbre Ravinala (arbre du voyageur). Le monde animal n'est pas en reste avec les incontournables lémuriens (30 espèces dont les ancêtres vinrent depuis le continent africain, il y a quelque 25 millions d'années), depuis le Microcèbe nocturne, gros comme une souris jusqu'à l'Indri, de la taille d'un garçonnet et dont le chant égaie la forêt pluviale. Les caméléons comptent parmi les plus beaux du monde tout comme les papillons. Les sables du Sud ont révélé des oeufs d'Aepyornis (autruche géante) d'un capacité de 8 litres. Quant aux fossiles de dinosaures, ils comptent parmi les plus anciens recensés. Madagascar est aussi un paradis pour ornithologues et autres scientifiques.
Il y a des mers et des côtes pour tous les goûts.
A Madagascar, l'île aux 5000 km de littoral, il y a des mers et des côtes pour tous les goûts.
A l'extrême Nord, Antsiranana est l'une des plus belles baies du monde. Le Nord-Ouest domaine des criques des rades, des plages de sable blanc et des îlots aux noms chantants
entourant Nosy Be.
La barrière corallienne de Toliara au Sud-Ouest qui est la deuxième plus grande
du monde, la baie de Saint Vincent pays des banyans, celle d'Ifaty
et le récif d'Andranobe hauts lieux de la plongée. L'arc méridional avec ses villages
perdus de pêcheurs et ses vagues pouvant combler surfers et windsufers.
L'Est étonnamment rectiligne de Fort Dauphin à la baie d'Antongil en
passant par Sainte Marie. Au Nord-Est, les côtes de la SAVA au parfum de vanille,
et de nouveau de Nord qu'on n'aura pas perdu, et sa mer d'émeraude...
Un Kaléidoscope de cultures
Madagascar marque son originalité avec ses 15 millions d'habitants, représentatifs de 18 peuples ici rassemblés. Chacun d'eux imprime son identité au pays, au gré des régions où ils vivent et se distinguent par des métiers et techniques, des modes de vie, des traditions et rites spécifiques. Ils illustrent aussi les origines du peuplement de l'île: les Merina de la région d'Antananarivo et les Betsileo de la région de Fianarantsoa affichent des traits à dominante indonésienne, tandis que les Sakalava de la côte ouest semblent proches des peuples d'Afrique de l'Est.
En fait, bien avant que les peuples du nord ne découvrent l'Océan Indien et le Pacifique Sud, des navigateurs évoluaient déjà dans ces immensités marines. Ils allaient de Hawaï au Nord à la Nouvelle-Zélande au sud, de l'île de Pâques à l'Est à la côte africaine à l'Ouest, faisant escale pour certains, ou terminus pour d'autres, à Madagascar. D'autres migrations vinrent ensuite de l'Afrique; aussi la langue, la culture et les types humains de la Grande Ile s'apparentent-ils, à la fois, à l'Asie et à l'Afrique. En fait, Madagascar a joué un rôle de creuset de populations: Merina "hommes des hauteurs", Sakalava "hommes de la petite vallée qui coupe la grande", Antaimoro "hommes des rivages ou autres Antandroy "hommes qui habitent dans les épines".
La forme des maisons et le culte des ancêtres rappellent l'Asie. L'omniprésence du zébu durant les rites et son importance comme signe de richesse ou encore le rite de la circoncision, et enfin, les méthodes de poterie témoignent des liens avec les civilisations d'Afrique de l'Est.
Le pays du mora-mora
Une offre à découvrir en circuits et en séjour. Mais, attention! compte tenu des dimensions de l'île, de la densité des sites et centres d'intérêt et donc des distances à parcourir, il faut consacrer du temps à l'Ile Rouge. Qui dit temps, dit durée de séjour car il est impossible de tout découvrir au cours d'un voyage éclair; un 15 jours/13 nuits est un minimum pour réaliser un circuit "découverte" axé sur telle ou telle région et le compléter par quelques jours de farniente. A moins de vouloir se contenter d'un séjour balnéaire, ce qui est réducteur pour une destination comme Madagascar. L'idéal est de se concentrer sur une région et... revenir.
Il faut d'autant plus consacrer du temps à cette île que les infrastructures sont encore déficientes en termes de routes, malgré un début d'amélioration. Souvent, on parcourt des kilomètres de pistes; ce qui, certes, garantit un dépaysement total, mais a une incidence sur la durée du voyage. Souvent, on doit aussi emprunter la voie des airs qui dessert tous les sites majeurs et régions touristiques; or, ils le sont avc des vols d'Air Madagascar qui, tous transitent par la capitale. On doit aussi tenir compte de certaines "inconnues" telles que retards, annulations de vols, ou changements d'horaires pour des raisons x ou y.
Conclusion, il faut vivre "à la malgache", donner du temps au temps. Bref! oublier dès qu'on débarque sur l'aéroport d'Antananarivo ses critères d'appréciation, ses réflexes... et réviser sa notion du temps en adoptant le rythme paisible de la vie locale, très "mora-mora" (prononcez moura-mour; doucement, doucement). En vacances, pourquoi pas?
Original, authentique, de qualité quant à son contenu en dépit de faiblesses, le tourisme à Madagascar est ainsi.
350 sites touristiques à découvrir !
Les sites touristiques d'intérêts nationaux fleurissent d'année en année. En 2003, 350 sites ont été inventoriés dans tout le territoire. Dont 54 à Antananarivo, 84 à Antsiranana, 105 à Fianarantsoa, 27 à Mahajanga, 48 à Toamasina et 38 à Toliara. Par ailleurs, afin de promouvoir des nouveaux investissements dans ce secteur, le Gouvernement a décidé de créer des réserves foncières touristiques. Trois RFT ont été mises à la disposition des investisseurs (Isalo, Ankarana et Montagne d'Ambre).
|